Synthèse de Noémie pour les TS2
Comment la science s’est-elle développée et a été un enjeu majeur au cœur de la Guerre Froide ?
A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, dès 1947, se développent deux grandes puissances devant l’Europe, affaiblie par les dégâts du conflit de 1939-1945. En effet, les Etats-Unis et l’URSS s’affrontent désormais par des conflits indirects sur l’espace mondial, confrontant leurs deux idéologies inconciliables entre elles : la politique libérale des USA basée sur le capitalisme et la réussite personnelle, et l’URSS de Staline, état totalitaire et autoritaire. Cette période, de 1947 à 1991, qui constitue la Guerre Froide se traduit également par une concurrence technologique acharnée entre les deux Grands. Il est alors question de savoir comment la Science s’est développée et inscrite au cœur de la Guerre Froide, représentant un enjeu majeur. Dans un premier temps, nous étudierons le rôle de la Science durant la course à l’armement des deux puissances pendant le nucléaire, puis lors de la conquête spatiale. Finalement, nous interrogerons sur son enjeu dans les relations diplomatiques et géopolitiques à l’échelle mondiale.
La Seconde Guerre Mondiale s’achève avec les attaques nucléaires américaines au Japon d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Ainsi, au début de la Guerre Froide et jusqu’en 1949, les Etats-Unis semblaient seuls et indétrônables détenteurs de l’arme nucléaire. Or, en août 1949 ont lieu les premiers essais nucléaires de la bombe H soviétiques, mise au point par Andréi Sakharov. Les Américains prennent alors conscience de la montée en puissance très importante de l’URSS ; et débute dès lors une véritable course à l’armement, et plus précisément : l’arme thermonucléaire.
Chacun des deux Grands déploient alors toutes leurs forces scientifiques et d’importants budgets dans la recherche afin d’innover davantage, chacun cherchant à posséder l’avantage technologique sur son rival, la supériorité.
En 1952, afin de garder le dessus sur l’URSS, les Etats-Unis, et plus précisément les scientifiques Edward Teller et Ullman, mettent au point une bombe issue de la fusion nucléaire, la bombe H et davantage performante que la bombe A. Un an plus tard, Andréi Sakharov, physicien soviétique met au point à son tour la bombe H.
L’innovation scientifique ne s’arrête pas là : en 1957, l’URSS teste es premiers missiles balistiques intercontinentaux, opérationnels en 1959 ; tout comme les USA en 1960. Face à cette concurrence scientifique redoutable, ayant permis de nombreuses innovations militaires, les Etats-Unis, dirigés par Ronald Reagan, se lancent dans un énorme projet dès 1983 : la mise au point d’un bouclier anti-missiles, l’IDS, l’Initiative de Défense Stratégique. Il représente un énorme budget met surtout un défi scientifique, et sa construction, une prouesse scientifique si elle est menée à terme. On qualifiera même ce programme, cette période, de « guerre des étoiles ». En effet, des recherches spatiales importantes ainsi qu’un nouveau domaine de concurrences s’est développé dès 1957 entre es deux puissances.
La course aux armements se caractérise entre 1957 et 1969 par une course à l’espace, débutée cette fois par les Soviétiques avec le lancement et la mise en orbite du premier satellite artificiel de la Terre : Spoutnik 1. En tout, 10 Spoutnik vont être envoyés dans l’espace entre 1957 et 1961, don la majorité servant comme vols-tests pour le programme Vostok, qui aura lieu avec succès lors de la mission Vostok 1 le 12 avril 1961. A cette date, l’URSS envoie le premier cosmonaute dans l’espace : Souri Gargarine.
C’est un véritable exploit mondial, auquel vont répondre les Etats-Unis en juillet 1969 avec l’aboutissement de leur programme Apollo : Neil Armstrong, de la mission Apollo XI, est le premier homme a mettre le pied sur la Lune et remet les Etats-Unis au premier plan.
Ces exploits sont représentatifs pour chacune des deux puissances de leur vivacité technologique ainsi que de leurs lourdes forces scientifiques ; et c’est cette concurrences qui a permis un tel développement de la Science. Car une seconde période, de 1973 ) 1986, succède à celle-ci, avec la mise en œuvre de techniques spatiales pour favoriser la communication (militaire, météo, télécommunication).
Finalement, cette course aux armements, qui visait à montrer la puissance soviétique ou américaine aux yeux du monde, a également permis un développement extrêmement rapide de la Science en URSS et aux Etats-Unis. Cette dernière va donc être, tout au long de la Guerre Froide, un enjeu majeur ainsi qu’un sujet polémique entre gouvernements et scientifiques notamment.
La Science est tout d’abord un atout majeur dans les relations géopolitiques. En effet, les moyens déployés dans la recherche et les innovations au cours de la Guerre Froide sont, d’une part caractéristiques de la puissance économique en URSS ou aux Etats-Unis, mais surtout le reflet d’une grande puissance technologique et donc aussi militaire ; ce qui permet donc aux deux Grands d’avoir d’autant plus d’influence sur le reste du monde. C’est à la fois un moyen de démontrer à ses alliés la supériorité de son modèle et de son idéologie : en France, par exemple, le parti communiste allait jusqu’à demander à des scientifiques tels que M. Prenant de reconnaître des théories dites « prolétariennes », et ce même si elles semblaient « scientifiquement fausses », l’important étant qu’elles étaient « sociales », venant de l’homme du peuple en URSS.
Toujours à l’échelle mondiale, ces progrès dus à la science ont permis d’établir des rapprochements entre URSS et Etats-Unis durant la Détente par exemple : en 1975 se noue une coopération spatiale : les vaisseaux américain (Apollo) et soviétique (Soyouz) effectuent une mission commune durant deux jours.
Mais la Science reste toujours en principal lieu un moyen de dissuasion efficace permettant aux deux puissances d’adopter une posture diplomatique et stratégique : elle est un facteur de « stabilité » dans leurs relations et empêche (de par l’arme nucléaire) la menace d’une guerre mondiale.
Or, toutes ces innovations favorisant le militaire ainsi que la puissance des deux blocs restent parfois contestées. En effet, les scientifiques notamment, pourtant acteurs majeurs de cet enjeu technologique, n’approuvent pas l’utilisation de la Science par le gouvernement par certains aspects. Il faut remarquer qu’une relation étroite lie, en cette période de Guerre Froide (la course aux armements surtout) scientifiques et Etat ; le gouvernement demande de nouvelles recherches, de nouvelles innovations aux scientifiques, qui pour la plupart les réalisent. (Par exemple, Robert Oppenheimer, chercheur américain, refusa de mettre au point la bombe H, de participer aux recherches dès 1949). Or, certains scientifiques sont instrumentalisés, car ont une conception différente de leurs travaux que les politiques, qui eux cherchent avant tout, par l’utilisation de la Science, à affirmer leur puissance. C’est ainsi que F. Joliot-Curie s’éleva contre les Etats-Unis, leur reprochant de prostituer la Science, et contesta les interventions en Corée entre 1950 et 1953. (Il prenait néanmoins parti pour le bloc communiste).
C’est finalement grâce à la concurrence entre URSS et Etats-Unis que s’est développée la Science à une très grande vitesse : de 1947 jusqu’à la fin de la Guerre Froide. Des innovations nucléaires, puis de nombreux exploits spatiaux ont permis aux deux Grands d’affirmer leur puissance technologique, diplomatique et stratégique à l’échelle mondiale. Même si ces évènements donnent une image glorieuse des deux rivaux, certains scientifiques contestent néanmoins leur abus de puissance lors de certains conflits ainsi que l’utilisation de la Science à mauvais escient, et non pas dans le but d’assurer la paix comme les intellectuels et chercheurs l’espéraient
A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, dès 1947, se développent deux grandes puissances devant l’Europe, affaiblie par les dégâts du conflit de 1939-1945. En effet, les Etats-Unis et l’URSS s’affrontent désormais par des conflits indirects sur l’espace mondial, confrontant leurs deux idéologies inconciliables entre elles : la politique libérale des USA basée sur le capitalisme et la réussite personnelle, et l’URSS de Staline, état totalitaire et autoritaire. Cette période, de 1947 à 1991, qui constitue la Guerre Froide se traduit également par une concurrence technologique acharnée entre les deux Grands. Il est alors question de savoir comment la Science s’est développée et inscrite au cœur de la Guerre Froide, représentant un enjeu majeur. Dans un premier temps, nous étudierons le rôle de la Science durant la course à l’armement des deux puissances pendant le nucléaire, puis lors de la conquête spatiale. Finalement, nous interrogerons sur son enjeu dans les relations diplomatiques et géopolitiques à l’échelle mondiale.
La Seconde Guerre Mondiale s’achève avec les attaques nucléaires américaines au Japon d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Ainsi, au début de la Guerre Froide et jusqu’en 1949, les Etats-Unis semblaient seuls et indétrônables détenteurs de l’arme nucléaire. Or, en août 1949 ont lieu les premiers essais nucléaires de la bombe H soviétiques, mise au point par Andréi Sakharov. Les Américains prennent alors conscience de la montée en puissance très importante de l’URSS ; et débute dès lors une véritable course à l’armement, et plus précisément : l’arme thermonucléaire.
Chacun des deux Grands déploient alors toutes leurs forces scientifiques et d’importants budgets dans la recherche afin d’innover davantage, chacun cherchant à posséder l’avantage technologique sur son rival, la supériorité.
En 1952, afin de garder le dessus sur l’URSS, les Etats-Unis, et plus précisément les scientifiques Edward Teller et Ullman, mettent au point une bombe issue de la fusion nucléaire, la bombe H et davantage performante que la bombe A. Un an plus tard, Andréi Sakharov, physicien soviétique met au point à son tour la bombe H.
L’innovation scientifique ne s’arrête pas là : en 1957, l’URSS teste es premiers missiles balistiques intercontinentaux, opérationnels en 1959 ; tout comme les USA en 1960. Face à cette concurrence scientifique redoutable, ayant permis de nombreuses innovations militaires, les Etats-Unis, dirigés par Ronald Reagan, se lancent dans un énorme projet dès 1983 : la mise au point d’un bouclier anti-missiles, l’IDS, l’Initiative de Défense Stratégique. Il représente un énorme budget met surtout un défi scientifique, et sa construction, une prouesse scientifique si elle est menée à terme. On qualifiera même ce programme, cette période, de « guerre des étoiles ». En effet, des recherches spatiales importantes ainsi qu’un nouveau domaine de concurrences s’est développé dès 1957 entre es deux puissances.
La course aux armements se caractérise entre 1957 et 1969 par une course à l’espace, débutée cette fois par les Soviétiques avec le lancement et la mise en orbite du premier satellite artificiel de la Terre : Spoutnik 1. En tout, 10 Spoutnik vont être envoyés dans l’espace entre 1957 et 1961, don la majorité servant comme vols-tests pour le programme Vostok, qui aura lieu avec succès lors de la mission Vostok 1 le 12 avril 1961. A cette date, l’URSS envoie le premier cosmonaute dans l’espace : Souri Gargarine.
C’est un véritable exploit mondial, auquel vont répondre les Etats-Unis en juillet 1969 avec l’aboutissement de leur programme Apollo : Neil Armstrong, de la mission Apollo XI, est le premier homme a mettre le pied sur la Lune et remet les Etats-Unis au premier plan.
Ces exploits sont représentatifs pour chacune des deux puissances de leur vivacité technologique ainsi que de leurs lourdes forces scientifiques ; et c’est cette concurrences qui a permis un tel développement de la Science. Car une seconde période, de 1973 ) 1986, succède à celle-ci, avec la mise en œuvre de techniques spatiales pour favoriser la communication (militaire, météo, télécommunication).
Finalement, cette course aux armements, qui visait à montrer la puissance soviétique ou américaine aux yeux du monde, a également permis un développement extrêmement rapide de la Science en URSS et aux Etats-Unis. Cette dernière va donc être, tout au long de la Guerre Froide, un enjeu majeur ainsi qu’un sujet polémique entre gouvernements et scientifiques notamment.
La Science est tout d’abord un atout majeur dans les relations géopolitiques. En effet, les moyens déployés dans la recherche et les innovations au cours de la Guerre Froide sont, d’une part caractéristiques de la puissance économique en URSS ou aux Etats-Unis, mais surtout le reflet d’une grande puissance technologique et donc aussi militaire ; ce qui permet donc aux deux Grands d’avoir d’autant plus d’influence sur le reste du monde. C’est à la fois un moyen de démontrer à ses alliés la supériorité de son modèle et de son idéologie : en France, par exemple, le parti communiste allait jusqu’à demander à des scientifiques tels que M. Prenant de reconnaître des théories dites « prolétariennes », et ce même si elles semblaient « scientifiquement fausses », l’important étant qu’elles étaient « sociales », venant de l’homme du peuple en URSS.
Toujours à l’échelle mondiale, ces progrès dus à la science ont permis d’établir des rapprochements entre URSS et Etats-Unis durant la Détente par exemple : en 1975 se noue une coopération spatiale : les vaisseaux américain (Apollo) et soviétique (Soyouz) effectuent une mission commune durant deux jours.
Mais la Science reste toujours en principal lieu un moyen de dissuasion efficace permettant aux deux puissances d’adopter une posture diplomatique et stratégique : elle est un facteur de « stabilité » dans leurs relations et empêche (de par l’arme nucléaire) la menace d’une guerre mondiale.
Or, toutes ces innovations favorisant le militaire ainsi que la puissance des deux blocs restent parfois contestées. En effet, les scientifiques notamment, pourtant acteurs majeurs de cet enjeu technologique, n’approuvent pas l’utilisation de la Science par le gouvernement par certains aspects. Il faut remarquer qu’une relation étroite lie, en cette période de Guerre Froide (la course aux armements surtout) scientifiques et Etat ; le gouvernement demande de nouvelles recherches, de nouvelles innovations aux scientifiques, qui pour la plupart les réalisent. (Par exemple, Robert Oppenheimer, chercheur américain, refusa de mettre au point la bombe H, de participer aux recherches dès 1949). Or, certains scientifiques sont instrumentalisés, car ont une conception différente de leurs travaux que les politiques, qui eux cherchent avant tout, par l’utilisation de la Science, à affirmer leur puissance. C’est ainsi que F. Joliot-Curie s’éleva contre les Etats-Unis, leur reprochant de prostituer la Science, et contesta les interventions en Corée entre 1950 et 1953. (Il prenait néanmoins parti pour le bloc communiste).
C’est finalement grâce à la concurrence entre URSS et Etats-Unis que s’est développée la Science à une très grande vitesse : de 1947 jusqu’à la fin de la Guerre Froide. Des innovations nucléaires, puis de nombreux exploits spatiaux ont permis aux deux Grands d’affirmer leur puissance technologique, diplomatique et stratégique à l’échelle mondiale. Même si ces évènements donnent une image glorieuse des deux rivaux, certains scientifiques contestent néanmoins leur abus de puissance lors de certains conflits ainsi que l’utilisation de la Science à mauvais escient, et non pas dans le but d’assurer la paix comme les intellectuels et chercheurs l’espéraient
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